Alors, que faire ? Commencer par se détourner des sentencieux donneurs de leçons qui pontifient sur le mode de leurs certitudes.Prétendre à la certitude dans le domaine économique et financier, plus généralement dans toute matière qui relève du facteur humain, relève de l’imposture. Il n’existe pas plus de lois financières — au sens que le terme de “loi” revêt dans le champ des sciences exactes — qu’il n’en existe dans le domaine économique ou historique. Je ne traiterai ici que de l’un des placements possibles (le seul sur lequel je possède quelques lumières empiriques, confessons-le), celui des monnaies; cela dans une optique défensive et non de pure spéculation (on me reprochera cette distinction, je la maintiens, car elle me paraît fondée sur le plan des intentions comme de leur matérialisation, mais remettons ce débat conceptuel à plus tard). Idéalement, un placement monétaire défensif — ou « de couverture » — se situe au confluent de deux lignes de réflexion. Par exemple, il y a six mois le financier Charles Gave recommandait un placement dans l’une des couronnes scandinaves, au motif que l’euro lui paraissait condamné et qu’il lui semblait rationnel de chercher un havre de sécurité (une seule ligne d’argumentation). Six mois plus tard, ce placement ne vous aura quasiment rien rapporté. Pour ma part, j’avais recommandé un placement dans la monnaie chinoise (le yuan, ou renminbi, CNY). Pourquoi ? En raison, d’une part, des difficultés de l’euro (première ligne d’argument), mais également de la sous-évaluation du yuan, combinée à la volonté des autorités chinoises d’internationaliser progressivement leur monnaie (seconde ligne d’argument). Six mois plus tard, ce placement vous aura rapporté 15%. Si vous avez placé 100.000 euros, vous en récupérez 115.000. Pas mal pour un placement défensif ! Dans la période troublée que nous connaissons, un placement monétaire défensif me semble devoir répondre aux impératifs suivants :
Rationalité, honnêté, long terme : tel est le fameux tryptique de Warren Buffett. Ajoutons-y l’humilité pour ceux qui, à l’inverse de Buffett et tels que moi, n’ont aucun génie particulier dans le domaine des chiffres. Drieu Godefridi est philosophe et dirigeant d’entreprise, Il est l’auteur de “La réalité augmentée” (Texquis, 2011). Source : Institut Turgot – Tag – Monnaie
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Par Claude Bejet Le sentiment des investisseurs présents lors de la meilleure conférence sur les mines d’or juniors le “Precious Metals Summit” qui a eu lieu à Genève du 9 au 11 avril, puis la semaine suivante sur les grandes capitalisations au Denver Gold Show de Zürich, est assez clair. Les participants restent confiants à long terme sur la hausse de l’or. A court terme, le consensus est plus mitigé. Mark Hulbert recense que les personnes faisant du market timing sur l’or sont en moyenne négatifs, ce qui est extrêmement inhabituel et donc haussier. Ross Norman, le pdg de Sharps Pixley, prouve le désintérêt des investisseurs pour les mines. En 2004, la part des mines représentait 28% des portefeuilles et 72% pour le métal contre 6% seulement pour les mines en 2011. La négativité sur ce secteur est à couper au couteau. Jamais le décalage de valorisation entre les minières et le métal n’a été aussi important. Le ratio or sur mine d’or au plus haut
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir Les raisons sont multiples et souvent valables :
Les managers des mines d’or ont déçu les investisseurs année après année (déception sur l’augmentation des réserves, sur la production et surtout sur les marges qui n’ont progressé que de 7% par an alors que le prix de l’or a explosé). James Turk, le fondateur de Gold Money, se demande même si ces mineurs sont vraiment haussiers sur leur matière première car aucun d’entre eux n’achète de l’or pour gérer leurs liquidités. Leur cash c’est du dollar, pas de l’or !
La hausse des coûts est constante à cause des augmentations des salaires et de la hausse du pétrole et des matières premières. La plupart des grands groupes aurifères n’arrivent pas à renouveler leurs réserves et ils produisent à partir de terrains aux teneurs de plus en plus faibles.
Le risque pays augmente un peu partout avec des nationalisations, des augmentations d’impôts, et une prolongation des durées des processus bureaucratiques pour mettre une mine en production sans compter des normes environnementales de plus en plus strictes et tatillonnent. Enfin, dans certains cas, de véritables chantages de la part de certaines ONG et de la population locale sont à déplorer. Mais tout ceci est connu ! Et donc tout ceci est pris en compte par le marché. Comme aime à le rappeler Tom Kaplan, figure iconique du monde de l’or, fondateur du groupe Electrum, et un des principaux actionnaires de Novagold en faisant référence à Apple : la capitalisation de toutes les mines d’or ne vaut même pas une demi-pomme ! Est-il raisonnable qu’une industrie aussi importante que l’extraction de l’or ne puisse pas valoir la moitié d’une société d’électronique ? Le trade de la décennie est peut-être long les mines d’or, short Apple ! Et cela n’a jamais été aussi simple. Voici quelques pistes, des plus larges, aux plus aventureuses. Les ETF de mines d’or Encore plus intéressant, GDXJ ; 20,7$ (market vectors gold miners) qui a connu il n’y a pas si longtemps un plus haut à 40,6 $ . Après une chute encore plus spectaculaire, GLDX ; 8,3 $ (global X gold explorers ETF) permet d’acheter un panier de valeurs d’exploration. Les grands de la cote Gold Corp (GG ; 35,3 $ ). La croissance de la production de cette société sera meilleure, progressant de 2,6 millions d’onces en 2011 à 4,2 millions d’onces en 2016 avec une marge nette de 28%. Malheureusement la société se paie plus chère avec un PER de 20. Que faut-il acheter : Newmont ou Goldcorp ? Probablement les deux mais les meilleures progressions se feront sur des titres qui sont aujourd’hui délaissés par les gestionnaires de fonds aurifères. Harmony Gold (HMY ; 9,60 $ ). Cette action est quasiment au même prix qu’en 2000 alors que l’indice des mines d’or a progressé de 135%. Sur cette décennie, Harmony Gold a été totalement restructurée. Après avoir longtemps chuté, la production et les marges ont augmenté. L’extraordinaire gisement Wafi Golpu en joint-venture avec Newcrest en Papouasie, en Nouvelle Guinée, contient déjà 26 millions d’onces d’or et 9 millions de tonnes de cuivre. Rien que cet actif de très grande qualité, qui pourra produire 400 000 onces d’or par an, justifie à lui seul toute la capitalisation boursière d’Harmony (4 milliards de dollars). Ce qui veut dire tout simplement qu’en achetant Harmony, on possède quasiment gratuitement la quatrième ressource d’or du monde, soit 6 291 tonnes. A ce prix-là, le risque sud-africain ne compte pas d’autant plus que ce pays est une démocratie et que sa monnaie, le rand, très forte aujourd’hui, pourrait se déprécier. Pan American Silver (PAAS ; 17 $ contre 34 $ en août 2011). Investir sur le modèle en partenariat Dans ce domaine, ma valeur favorite est depuis de très nombreuses années Almaden Minerals. Les patrons et fondateurs, Duane et Morgan Poliquin ont déjà fait la fortune de leurs actionnaires sur leur première société. Ils sont considérés comme faisant partie des meilleurs géologues nord-américains. Leur société dont ils détiennent avec leurs proches près de 20% du capital, est quasiment indestructible car elle a survécu à l’effroyable marché baissier de 93 (suite à l’escroquerie de la société Bre-X) et à la faible valorisation de l’or des années 2000. Ils possèdent 40 propriétés au Canada et au Mexique. Fin 2012, ils auront autant de cash qu’en début d’année (25 millions de dollars) malgré les dépenses de forage sur leur grande découverte mexicaine, Ixtaca. Cette société d’exploration capitalisant seulement 120 M$ verra son statut changer en septembre lorsqu’ils annonceront leur première ressource officielle (43 101), qui devrait prouver qu’ils possèdent déjà un à deux millions d’onces. Ce titre pourrait alors facilement retrouver ses plus hauts de 5 $ et peut-être 10 $ à terme. La métallurgie semble bonne, le terrain accessible Ixtaca sera probablement une mine EURASIAN MINERALS (EMXX-T ; 2,23 $ ) VIRGINIA MINES (VGQ-T ; 9 $ ) Petit producteur deviendra grand Atna Resources (ATN ; 1 $ ) OLYMPUS PACIFIC (OYM-T ; 0.25 CAD) L’avantage de toutes ces sociétés c’est qu’elles produisent, qu’elles génèrent du cash-flow. Ce qui dans le contexte actuel est jugé de première importance par les investisseurs. Y a t-il un risque ? Il est vrai que la création récente de quelques trois mille sociétés d’exploration aurifère ne présage rien de bon et beaucoup d’entre elles disparaîtront ou fusionneront. Il n’empêche que dans un grand marché haussier sur l’or, l’accès au capital devrait être possible à plus ou moins longue échéance. Du fait de la très faible valorisation des sociétés d’exploration, c’est là que l’on pourra trouver les ten bagger de demain (expression de Peter Lynch, le célèbre investisseur américain qui désignait ainsi une action faisant 10 fois la mise). Des grandes exploratrices de qualité GOLD CANYON RESOURCES (GCU-V ; 1,50 $ ) CHESSER RESOURCES (CHZ-ASX 0.05 CAD) Jouez le Yukon KAMINAK KAM-V (1,95 CAD) ATAC (ATC-V 2,40 CAD) GOLDEN PREDATOR SOLITARIO EXPLORATION & ROYALTY (XPL- 1,24$ ) Et pour les plus audacieux : TREASURY METALS (TML : 0,70 CAD) AFRICAN QUEEN (AQ ; 0,13 CAD) ANDEAN GOLD (AAU-V ; 0,065 CAD) DIAMOND CORP (DCP-LON ; 0,05 livre sterling) FREEGOLD VENTURES (FVL ; 0,7 CAD) GOLDEN GOLIATH (GNG-V ; 0,2 CAD) GOLDSTONE (GRL-LON ; 0,038 livre sterling) FIRE RIVER (FAU-V GRAN COLUMBIA (GCM-V ; 0,39 CAD) MEDITERRANEAN RESOURCES (MNR-T ; 0,11 CAD) GOLD MOUNTAIN LINCOLN MINING (LMG-V ; 0,04 CAD) NORTHERN FREEGOLD (NFR-V ; 0,16 CAD) REBGOLD CORPORATION (REB-V ; 0,03 CAD) SILVER BEAR (BBRT ; 0,41 CAD) Comme dans la chanson de Rouge : “attention, attention, attention baby, attention”. Les mines d’or sont des investissements risqués, il faut toujours garder cette idée présente à l’esprit. Le deuxième risque sera probablement de vendre trop tôt. La volatilité de ce secteur a conditionné les investisseurs à ne pas garder les titres. Cette fois-ci, si nos points d’entrée sont bons, il faudra probablement garder pour le long terme et ne pas prendre vos profits trop rapidement. Mais nous n’en sommes pas (encore) là !
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Les cours de l’or grimpentLes cours de l’or ont grimpé en flèche vendredi dernier, ce qui a incité tout le monde à se demander quelles en seront les conséquences si cette tendance haussière se poursuit poursuivait. Aucun plan de sauvetage pour la zone euro si les cours de l’or ne commencent pas à évoluer Même si la prochaine élection grecque met au pouvoir un parti pro-renflouement, la Grèce menace continuellement de faire défaut ,ce qui nécessite probablement de faire tourner la planche à billets pour financer ses plans de sauvetage. Personne n’est prêt à payer, c’est pourquoi le mécanisme probable de financement sera l’impression d’argent, ce que refuse l’Allemagne. Si le risque de contagion s’invite à la fête (en raison d’un défaut grec, ou avec les obligations espagnoles ou italiennes atteignant des rendements de 7 % ce qui nécessiterait le renflouement de l’un de ces pays), l’UE devrait choisir : imprimer ou mourir. En raison des risques de contagion à l’échelle mondiale, la Fed et d’autres banques centrales de premier plan pourraient procurer des liquidités, probablement en faisant tourner la planche à billets, étant donné que l’électorat de leurs pays respectifs pourrait s’opposer à de nouveaux impôts ou à des mesures d’austérité. Approche technique : l’or est prêt pour un rebond en raison de surventesMême si l’on écarte le fait que des euros pourraient éventuellement être imprimés, les marchés semblent convaincus que les rapports américains sur l’emploi de vendredi dernier signifient que la Fed s’apprête à imprimer une forte quantité d’USD via un QE3 (programme d’assouplissement quantitatif). L’or n’est ni un actif à risque, ni un actif refugeLes cours de l’or augmentent et diminuent selon les craintes relatives au pouvoir d’achat des devises les plus répandues, l’USD et l’EUR. Ces deux monnaies sont à la merci d’une dévaluation de facto s’il existe une émission continue de monnaie. Cela signifie que la crainte continue d’une perte du pouvoir d’achat favorise la progression des cours de l’or. C’est uniquement dans les époques de panique, lorsque le besoin de liquidités l’emporte sur le besoin de préserver la richesse, que l’or baisse malgré les peurs engendrées par l’impression de monnaie, l’inflation et les autres menaces planant sur le pouvoir d’achat. Puisque l’or sert de couverture aux devises et puisqu’il n’est ni un actif à risque ou refuge, il est susceptible de progresser ou de baisser dans les bons comme les mauvais moments. L’or peut partir à la hausse en période de prospérité si l’inflation est perçue comme constituant une menace pour le pouvoir d’achat des liquidités. Il peut baisser dans les moments d’optimisme s’il est craint que les monnaies fiduciaires perdent de la valeur ou s’il est estimé que les rendements des actifs à risque dépasseront l’inflation. L’or peut également chuter en temps de crise, si les craintes sont si élevées que la demande de liquidités dépasse la demande en actifs préservant la richesse. Toutefois l’or progresse lorsque les actifs à risque plongent et que cela entraine un risque croissant que des politiques affaiblissant le pouvoir d’achat soient mises en œuvre (comme l’émission de monnaie) car celles-ci sont perçues comme favorisant l’inflation. Source : Site d’option binaire Any Option
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Vous possédez quelques dizaines ou centaines ou millions d’euros sur un compte bancaire, par exemple en France, ou en Belgique. Depuis trois ans, la mort de l’euro est régulièrement annoncée (y compris sur ce forum) ; il serait peu rationnel de ne pas s’en soucier.






