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May

Quel arbitrage entre or et minières

Depuis le 1er janvier 2011, les minières or et argent sont à la peine. Pendant le même temps, l’once d’or gagnait jusqu’à 25% en euros et, en dépit d’une consolidation toujours en cours, affiche encore aujourd’hui une performance insolente de +18% alors que l’indice minier Philadelphia Stock Exchange Gold & Silver Sector (code : XAU, indice créé en janvier 1979 par la bourse de Philadelphie et repris aujourd’hui par le NASDAQ OMX) est dans le rouge avec une contre-performance de près de -25%.

Je vous propose de tenter de comprendre ensemble l’origine de cette importante divergence entre le prix du métal jaune et celui des minières qui l’extraient.

Cap sur l’historique
Dans ce genre de situation la démarche logique est, en premier lieu, d’aller jeter un oeil sur les historiques de prix. Le prix est le résultat très concret des conflits entre l’offre et la demande et à ce titre ses évolutions expriment le pouls de l’entreprise ou de la matière première cotée.

Pour avoir un recul suffisant, et minimiser ainsi le biais introduit par l’aberration de valorisation des années 90, je vous propose de retenir l’indice Barron’s Gold Mining Index ou BGMI publié par le magazine éponyme depuis 1938. Encore aujourd’hui Barron’s propose chaque semaine une cotation de son indice. En effectuant un rapprochement avec le Philadelphia Stock Exchange Gold & Silver Sector j’ai découvert que les graphiques de ces deux indices étaient quasiment identiques. Le BGMI est donc un bon candidat pour avoir ce recul long terme indispensable.

La corrélation habituelle entre or et mines : +87%
Il est généralement acquis dans le petit monde des investisseurs que les minières et l’or évoluent de façon synchrone. La réalité dévoilée par les prix confirme que les prix de l’or et du BGMI sont corrélés (par le calcul, la corrélation s’établit à 87% exactement). Mais le fait qu’ils soient corrélés ne veut pas dire qu’ils évoluent toujours en même temps, d’une part, et qu’ils progressent selon le même taux de croissance, d’autre part.

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Mais…
Les graphiques de prix viennent ainsi balayer certaines affirmations mettant généralement les minières sur la plus haute marche par rapport au métal jaune.

▪ En effet, depuis 1968 la progression du prix de l’once d’or en dollar américain est largement devant celle de l’indice BGMI.

Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis 1968

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Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis le sommet de 1980

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Graphique des performances comparées Or et Indice BGMI depuis le creux de 2000

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▪ Le même constat est fait en prenant cette fois comme point de départ de la comparaison le sommet historique de l’or en 1980 ou bien encore le plus bas du prix de l’or en 2000. Il est un fait qu’en intégrant les dividendes dans le BGMI (données que je n’ai malheureusement pas) l’écart serait en partie comblé, mais en partie seulement.

Ces deux zooms nous livrent quelques enseignements intéressants :

  • Les minières ont consolidé plus profondément que le prix de l’or pendant la longue période qui a suivi l’euphorie de 1980.

  • De 2000 à 2008, la performance de l’indice minier a largement éclipsé celle du prix de l’or, ce qui a largement contribué à façonner les esprits des investisseurs en généralisant la performance de ce secteur vis-à-vis du métal lui-même.

  • La consolidation de 2008 a fait perdre presque tout le bénéfice de son avance au BGMI alors que le prix de l’or est resté sur une progression à peu près constante jusqu’à aujourd’hui.

Quelles conclusions peut-on en tirer ?
▪ Tout d’abord que la performance des minières est, sur le long terme, synchrone avec celle du prix de l’or mais inférieure à celle du métal jaune.

▪ Ensuite, et sur les court et moyen termes, la volatilité des minières est telle qu’il est indispensable, pour réaliser des performances acceptables, d’arbitrer régulièrement ses positions. Je sais que la théorie du “Buy and Hold” reste encore profondément ancrée dans le néocortex de certains investisseurs lobotomisés par les années fastes d’avant 2000, néanmoins la cruelle réalité des chiffres est là pour démontrer que cette théorie ne tient absolument pas la route.

Quand procéder à ces arbitrages ?
▪ En premier lieu, les minières retrouvent le sourire lorsque le métal jaune reprend le chemin de la hausse.

Cette situation est généralement le résultat de la proximité d’une récession ce qui se traduit par des taux d’intérêt à long terme stables ou en baisse. Si ces taux dépassent le niveau mesuré d’inflation des prix à la consommation alors les investisseurs font face à des taux d’intérêts réels négatifs.

Ce graphique vous montre clairement comment chaque passage des taux d’intérêt réels en territoire négatif (échelle de gauche) a contribué à une poussée du prix de l’or et par ricochet des minières.

Graphique des performances comparées BGMI et Indice S&P 500 et taux d'intérêts réels

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Ce dernier point permet d’arbitrer entre les indices miniers et les indices “traditionnels”.

Si les minières affichent des performances très inférieures sur le long terme par rapport à ces derniers indices elles prennent leur revanche en période de récession et surtout en période de taux d’intérêt réels négatifs. Le graphique de l’historique du ratio du BGMI rapporté au S&P 500 devrait vous en convaincre. Ce ratio (en mauve sur le graphique ci-dessous) a littéralement explosé dans les deux périodes des années 70-80, pendant lesquelles les taux d’intérêt réels sont devenus fortement négatifs. La situation déprimée de ce coefficient aujourd’hui vous laisse imaginer la marge de performance disponible des minières par rapport aux actions traditionnelles.

Graphique des performances comparées BGMI et Indice S&P 500 depuis le 01/01/1950

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▪ Le deuxième arbitrage possible est à faire vis-à-vis du métal lui-même.
Pour le comprendre je vous propose un dernier graphique. Il s’agit du ratio entre l’or et l’indice BGMI. Historiquement depuis 1968 ce ratio évolue entre les deux bornes d’un canal légèrement croissant. Lorsque le ratio se situe sur la borne basse ceci correspond à un indice BGMI relativement fort par rapport au prix de l’or et, à l’inverse, s’il est sur la borne haute le BGMI sera plutôt faible par rapport au prix du métal.

Graphique du ratio Or sur Indice BGMI et prix de l'once d'or

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Aujourd’hui ce ratio se situe à un niveau très élevé attestant d’une faiblesse extrême, voire anormale, des minières par rapport au prix de l’or ou, autre possibilité, d’une exagération du prix de l’or. Cette borne haute a déjà été atteinte trois fois :

  • En 1980 : lorsque l’or a brutalement bondi pour finaliser sa hausse.

  • En 2000 : lorsque l’indice minier a suivi le mouvement général de baisse des indices généralistes et terminé cinq années de baisse commencées alors que les autres indices attaquaient la plus forte hausse de leur histoire.

  • En 2008 : lorsque les minières, suivant le mouvement général des actions, ont décroché brutalement. L’or à l’époque avait aussi profondément consolidé mais proportionnellement beaucoup moins que les minières.

En résumé, hormis si l’on considère que l’or aurait fini sa hausse — ce que les fondamentaux de la zone euro, des Etats-Unis ou bien de la Chine, ne corroborent absolument pas à cette heure — l’investisseur pourra arbitrer ses positions en faveur des minières à chaque fois que le ratio se situe sur la borne supérieure et en faveur du métal jaune si le ratio est proche de la borne inférieure.

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(1)    “Buy and Hold” : (achetez et conservez) est une stratégie d’investissement à long terme fondée sur l’idée que sur le long terme les marchés financiers délivrent un bon rendement malgré les périodes de forte volatilité.

(2)    Beaucoup d’analystes utilisent des niveaux horizontaux pour interpréter ce ratio mais comme je vous en ai fait la démonstration la croissance de l’or étant plus forte que celle des minières il n’est pas possible que le ratio reste invariablement dans un canal. Dans un ratio si les deux valeurs ont une croissance différente le ratio croit de la valeur de la différence entre numérateur et dénominateur.


Source : L’Edito Matières Premières & Devises » Métaux précieux

Guide d’investissement
sur le marché de l’or
Yannick Colleu
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Pourquoi l’Or Va Battre la Performance …
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Les bases du marché et
les conseils d’un vrai investisseur
Choisir les mines d’or à fort potentiel
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Publie par Goldy
Ecrit le 22nd May 2012
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Categorie: Actions Minieres
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May

Pièces, médailles, jetons, lingots… quelle différence ?

Vous vous demandez dans quel type d’or physique investir ? Quels produits sont soumis à la TVA, quels autres ne le sont pas ? Loretlargent.info fait la lumière sur les placements les plus intéressants entre une pièce d’investissement, une plaquette, un jeton, une médaille et un lingot.

L’or d’investissement
Seul l’or d’investissement est exonéré de taxes. Sont considérés comme or d’investissement les lingots et mini-lingots d’un poids supérieur à 1 gramme d’une pureté de 995°/oo et les pièces d’or « boursables », d’une pureté égale ou supérieure à 900°/oo, frappées après 1800 et qui ont (et ont eu) cours légal dans leur pays d’origine. De manière générale, l’or d’investissement est validé et accepté par le très officiel London Bullion Market Association.

Précision apportée par Yannick Colleu concernant l’or d’investissement :
« L’or d’investissement est le statut reconnu à un produit physique pour lequel la pureté est prouvée (dans le cas de l’administration suisse : « doit porter au moins une indication de titre et le poinçon d’un essayeur-fondeur reconnu »), pour appartenir à une catégorie fiscale (métaux précieux bancaires pour la Suisse et or d’investissement dans l’UE).

Dans l’UE, il n’est pas obligatoire que le produit physique porte des poinçons mais dans ce cas le détenteur doit apporter les éléments permettant de prouver que c’est bien un produit de la pureté requise (certificat, etc.) ».

Les lingots
Le lingot classique coté en bourse pèse entre 995 et 1005 grammes. Il porte le poinçon de son fondeur qui atteste à la fois de la provenance et de l’authenticité de l’ouvrage et est fourni avec un certificat réalisé par un essayeur agréé qui atteste de sa pureté (minimum 995 grammes d’or pour un kilo, soit 24 carats).

A savoir : ce sont les pays qui fondent les lingots qui en régissent la détention. Aussi, pour qu’un lingot soit commercialisable en France, il doit avoir été conçu au préalable sur le territoire pour répondre au règlement douanier. Et un lingot acheté à l’étranger ne pourra être revendu en France qu’après avoir été refondu en France.

Les plaquettes
Une plaquette est assimilée à un lingot sur le plan légal. En outre, elle est marquée du poinçon de l’essayeur fondeur, numérotée individuellement et fournie avec un certificat. Le simple fait qu’une plaquette ou un lingot ait le poinçon de l’essayeur fondeur sur un produit relativement pur comme la Vera Valor avec son titre de 999.9 le rend immédiatement acceptable par le LBMA.

La plaquette diffère du lingot par son format : une plaquette peut être de forme carrée, rectangulaire, ronde, ovale… Autre différence, la plaquette est frappée (et non coulée comme un lingot), ce qui est aussi le cas de la Vera.

Les pièces d’or d’investissement
On distingue les pièces d’or ayant cours légal des autres (qui peuvent être des jetons, des pièces de collection, des médailles…).

En règle générale, les pièces en or ayant ou ayant eu cours légal ne sont pas soumises à TVA à la vente. Une pièce ayant cours légal est une pièce avec laquelle on peut monnayer toute transaction commerciale, il peut s’agir d’une pièce d’un Napoléon 10, 20, 40 (sauf le millésime 1818), 50, 100 ou 500F, du Krugerrand sud-africain, du Peso mexicain, du Souverain britannique, du dollar or, etc.

Les pièces en or ayant (ou ayant eu) cours légal, sont considérés comme des pièces d’or d’investissement et ne sont donc pas soumis à la TVA, mais aussi certains jetons et plaquettes comme la Vera Valor.

Consulter la liste des pièces en or d’investissement sur le site du gouvernement belge.

Les pièces de collection
Une pièce rare, avec une prime exceptionnellement forte, vendue à un prix 80% plus élevé que le prix de la pièce en poids d’or sur le marché est considérée comme une pièce de collection.
La TVA ne lui est donc pas appliquée dans le prix de vente. Les pièces dites de collection sont les pièces en métaux précieux frappées avant 1800.

Les médailles
Par définition, une médaille est un objet (généralement en métal précieux) qui ressemble à une monnaie mais qui n’a pas de valeur faciale et dont la fonction est de célébrer un évènement. Contrairement aux monnaies, la médaille est remise à un seul exemplaire. Elles n’entrent généralement pas dans le cadre de l’or d’investissement.

Les jetons
Un jeton n’est ni une médaille, ni une monnaie. D’aspect, il ressemble à une monnaie métallique mais il n’a pas de valeur faciale et pas de cours légal. Par sa gravure il ressemble à une médaille, mais il ne commémore rien. Ce peut être un produit d’investissement.
Par exemple, en raison de son design, de sa pureté, de l’absence de valeur faciale et qu’elle n’ait pas cours légal, la Vera Valor entre aussi dans la catégorie des jetons, qui satisfait pleinement aux critères à la fois suisses et européens, de produit d’investissement.
Le Goldhans aussi est un jeton mais comme il ne porte aucun poinçon, il n’entre pas dans la catégorie suisse des métaux précieux bancaires mais plutôt dans celle de l’or d’investissement au sein de l’UE.

Impôt sur la fortune
Seuls les jetons et les médailles considérés comme des objets d’antiquité, d’art ou de collection ayant plus de 100 ans d’âge sont susceptibles d’être exonérés d’impôt sur la fortune (en vertu de l’article 885 I du Code général des impôts), pour leur rareté, leur ancienneté, l’intérêt culturel et historique qu’ils représentent.

Tous les autres types de métaux précieux sont à renseigner dans la déclaration de l’ISF.


Pièces, médailles, jetons, lingots… quelle différence ? was first posted on mai 11, 2012 at 1:00 .
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Source : L’Or et l’Argent

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Publie par Goldy
Ecrit le 16th May 2012
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Categorie: Or Physique
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May

Trouver de l’or …. avec un chien

Comment trouver de l’or ?

Un Suédois – géologue tout de même – dresse depuis des années des chiens à flairer de l’or !

Le chien Rex est dressé à chercher par exemple l’arsénopyrite, minerai qui possède une très haute teneur en or. Rex a appris en un an à repérer ce type de minerai pouvant rendre riche son maître.

Le secteur minier commence à s’intéresser aux travaux du suédois Peter Bergman, le gouvernement suédois a investit de l’argent pour développer un programme de dressage à grande échelle.

Les cours ne sont pas donnés à tout le monde mais à des géologues ou des experts maitre-chiens.

N’importe quel chien peut faire l’affaire à condition qu’il soit pas trop bête ;) . On dresse bien les chiens à trouver de la drogue, des truffes …. ou des explosifs alors pourquoi pas des chiens pour trouver de l’or ou des minerai rares !

La Suède explore cette voie depuis les années 70-80 mais les cours ayant dévissés le projet fut abandonné. Aujourd’hui, les cours flambent et le projet redevient intéressant et peut être hautement lucratif.

Peter Bergman dresse également des chiens pour trouver les terres rares, minerai indispensables à nos sociétés modernes féru de technologie.

Le meilleur ami de l’homme fera peut être sa fortune ;)

 

 

 

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Publie par Goldy
Ecrit le 8th May 2012
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Categorie: Cours de L'or
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Profile
Depuis toujours l'or m'a fasciné, au début sous forme de bijoux bien evidement ;). Peu à peu il est devenu une passion et aujourd'hui un investissement maitrisé

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